PETIT VADEMECUM DU CHERCHEUR D'ANCETRES
Par Jacques Beauprez (2001)

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Ce petit survol s'adresse plus particulièrement aux personnes souhaitant retrouver leurs ancêtres et n'ayant pas encore d'expérience ou de formation dans ce domaine. Il n'a pas la prétention de remplacer des ouvrages bien plus complets, documentés et écrits par de compétents généalogistes en vente dans le commerce.

Deux adages bien connus sont d'actualité :

"Savoir d'où tu viens pour savoir où tu vas..."    "Les ancêtres t'ont amené où tu es... A toi d'aller plus loin..."

Pour être à même de "connaître" ses anciens, on ne peut se contenter de relever des noms, des lieux et des dates. Il faut autour de ce squelette indispensable mettre un peu, beaucoup si possible, de chair qui les rendra plus humains, autrement dit plus semblables à nous. Les situer dans leur environnement, leur époque, en un mot dans leur monde, nous les fera mieux comprendre. Rappelons nous toujours que nos d'ancêtres n'ont pas toujours été vieux. Trop souvent nous les associons à l'idée que nous avons de nos grands-parents ayant toute leur vie eu 50 années de plus que nous. Non, chacun d'eux a été sa vie durant enfant, adolescent, jeune couple, parent avant de devenir, disparu, une des sources de notre famille actuelle. Souvenons nous : Un jour ils avaient 20 ans et vivaient, avec plus ou moins d'espoir, leur avenir et le nôtre.

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Il est évident que nous essaierons de récolter en même temps toutes les informations permettant de construire un "arbre" et de donner consistance à chacun de ses composants.

La première source, la plus simple peut être mais aussi la plus fragile, sera le recueil de tous témoignages que nos parents et grands parents possèdent en leur mémoire ou dans leurs tiroirs. Ne reportons pas à plus tard le recours à cette source, un jour nous n'y aurons plus accès, mais soyons assez rigoureux pour écouter, faire préciser, prendre des notes, les classer, et être complets. Ce qui ne nous parait pas important aujourd'hui le deviendra peut être demain.

Que trouvera-t-on dans les tiroirs :
- Le livret de famille, avec de la chance celui des parents et grands parents, sur lequel on trouvera des noms, des lieux et des dates de naissance, de décès, de mariage, y compris ce qui concerne les autres enfants du couple.
- Les copies de certains actes d'état civil, des actes notariaux et contrats de mariages, successions partages, des cartes d'identité, des actes de naturalisation (peut être), des livrets militaires, des diplômes, des titres de propriété de terrains ou immeubles, etc.
- Des photos de famille, des images ou faire-parts mortuaires qui ouvriront les mémoires.

Que trouvera-t-on dans les mémoires :
- Des souvenirs de jeunesse permettant de reconstituer une famille sachant que l'oncle Jules avait épousé tante Adélaide et que le cousin Oscar était le fils de...
- Des anecdotes illustrant des lieux disparus, des façons de vivre, des professions que nous ne connaissons plus, des souvenirs qui donneront vie à des personnages que nous n'avons pas connus.

Permettez moi un conseil : faites et laissez parler, prenez du temps. Bien souvent les personnes plus âgées que nous sont heureuses de faire partager un moment de leur vie à quelqu'un qui s'y intéresse vraiment, dois je dire qui les aime dans ce qu'elles sont et ce qu'elles furent. Ce qui sera recueilli à ce moment devrait nous permettre de dépasser le délai des 100 années valable pour une confidentialité maximum mais préjudiciable à de nombreux généalogistes amateurs.

Qu'est ce que ce délai de 100 ans ? Le décret 68-148 du 15 Février 1968 a fixé ce délai à la libre consultation par toute personne intéressée des actes d'état civil ou autres. Avant ce délai seules les ascendants ou descendants en ligne directe peuvent avoir communication et copie des actes. A noter que les municipalités ne sont pas tenues à faire des recherches si aucune date précise n'a été fournie par le demandeur. C'est pourquoi le relevé préalable des dates et lieux figurant sur les papiers familiaux est important.

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Avant d'aller plus loin, il est sans doute important de savoir que faire des informations recueillies et de les mettre en forme afin de permettre les recherches de générations antérieures.

Chaque individu a un père et une mère. Cette affirmation simpliste à première vue nous permet de prendre en compte qu'à chaque génération le nombre de personnes dans notre arbre doublera ! Une génération est généralement séparée de la précédente de 25/30 ans. Pour un enfant né en l'an 2000 on se retrouve donc avec 512 ancêtres à la 10° génération née vers 1700-1750. On y est très vite. Il faut donc dès le départ s'organiser pour bien dominer le sujet.

Il est donc judicieux d'utiliser des tableaux (horizontaux ou verticaux) permettant facilement de remonter dans le temps en restant conscient du relationnel parental entre toutes les personnes y figurant. Heureusement ces tableaux existent. Voyons en un simplifié ci-dessous.

Vademecum1

Dans chaque case figureront tous les renseignements concernant cette personne, c'est-à-dire Lieux et dates de Naissance, Mariage et Décès - Profession. par exemple.

Mais on ne peut pas prévoir un seul tableau comportant 1023 cases (si on se limite à 10 générations). Il faut donc prévoir un système permettant de s'y retrouver tout en restant limité à un format classique A 4 (21 x 29.7 cm). Il existe et même depuis le 17° siècle imaginé par M. de Sosa. Ce système de numérotation, probablement le plus utilisé dans le monde est basé sur une numérotation de chaque individu. Le principe de base étant de déterminer la personne qui servira de base à l'élaboration de l'arbre généalogique, généralement le plus contemporain, mais ce n'est pas obligatoire sachant toutefois que ses descendants ne pourront pas figurer dans le tableau présenté.

A cette personne de base (homme ou femme) on attribuera le Numéro 1. Noter que c'est le seul individu de sexe masculin qui portera un numéro impair. Pour numéroter le père de toute personne dans l'arbre, il suffira de doubler son numéro. Dans le cas présent la personne de base étant le numéro 1, son père sera le numéro 2. Pour la mère on prend le numéro du père et on ajoute 1. Dans le cas présent la mère de la personne de base portera le numéro 3. Ceci reste vrai quel que soit le numéro d'une personne : son père sera son numéro x 2 et sa mère le numéro du père + 1 (ou son numéro x 2 auquel on ajoute 1.). Ainsi le père du N° 2 sera le 4 (2x2) et la mère le 5 (4+1 ou 2x2 +1). Père et mère du 4 seront les 8 et 9 etc. Il est ainsi possible de numéroter même à l'avance l'ensemble des cases d'un tableau à condition de fixer le numéro de la case de base.

Vademecum2

Le tableau ci-dessus a comme individu de base le numéro 1. Que se passe-t-il quand le tableau est insuffisant parce que l'on a identifié les parents du numéro 8 et du numéro 15 par exemple ? Simplement on crée deux nouveaux tableaux avec comme individu de base pour le premier le numéro 8 et pour l'autre le numéro 15. On reportera la totalité des informations contenues dans la case 8 (ou 15 dans le 2° cas) du premier tableau dans le deuxième et on est reparti pour le même nombre de générations (variable selon les tableaux utilisés). Les cases porteront les numéros 8 - 16 et 17 — 32, 33, 34 et 35 — 64 à 71 (15 — 30 et 31 — 60 à 63 — 120 à 127 dans le 2° cas) selon le même type de calcul. Et quand les tableaux de niveau 2 seront remplis ? On passera au niveau 3 pour chacun des numéros terminaux de ce tableau 2 avec toujours le même calcul.

Vademecum3

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Et si on pensait maintenant à remplir nos tableaux ? Un tableau vide ou avec certaines cases non remplies a pour seul intérêt de diriger les recherches du généalogiste dans une certaine direction. On dispose pour cela d'un certain nombre de sources qui la plupart sont à utiliser en fonction de la date des actes recherchés.

Dans un premier temps la période post-révolutionnaire, "républicaine" , trouve la quasi totalité de ses actes regroupés dans les Registres d'Etat Civil remplis par les services des mairies des communes et signés des maires ou leurs adjoints délégués et éventuellement par les déclarants. Ne pas oublier que si aujourd'hui une majorité de la population est en mesure d'écrire et signer, cet état de fait n'est pas très ancien et, jusque 1920 à peu près, la proportion des actes revêtus de la signature des déclarants a varié en fonction de la date et de la position sociale des personnes ayant reçu plus ou moins de formation.

Les originaux des registres sont consultables selon les cas directement dans les communes ou déposés aux Archives Départementales. En général des copies sur Microfilms ont été réalisées par les Mormons et se trouvent également au Département. Selon les époques et les lieux on peut avoir des registres séparés pour Naissances, Mariages et Décès ou le tout ensemble. Bien contrôler avant pour éviter des déconvenues ou erreurs.

Afin de faciliter la recherche d'actes ont été réalisées des tables décennales reprenant de façon simplifiée les noms, prénoms et dates des actes rédigés. Ces tables sont déposées avec les actes. Attention dans les premières décennies de la période concernée les instructions de tenue n'ont pas toujours été suffisamment claires ou comprises et on peut retrouver des classements uniquement sur la base de la lettre initiale du nom et ensuite une simple chronologie des actes. Il est donc nécessaire de lire la totalité des inscriptions dans la lettre initiale du nom recherché pour avoir une certaine certitude. Parfois des actes manquent... des inscriptions sont décalées... des noms sont déformés... rappelons nous que la transmission orale était de mise, le contrôle par le déclarant inexistant de même que les papiers d'identité et que parfois les rédacteurs avaient une formation à l'écriture limitée et une transcription des noms très phonétique et changeante même à l'intérieur d'un même acte.

Toutes les informations retirées de ces actes sont à bien enregistrer dans nos relevés, une erreur est très vite arrivée, or elles sont destinées à nous faire rebondir vers des générations antérieures. Vous en comprendrez l'importance. La création de fiches ou de dossiers individuels où classer tout ce qui a été recueilli sur une personne est très souhaitable, même indispensable, si l'on veut aller loin et bien. Manuelles ou informatiques elles seront une base solide à laquelle vous recourerez souvent.

Les informations ont été de plus en plus complète au fil des ans. Les premiers actes sont souvent peu explicites. Les actes principaux, contrairement à ce que l'on puisse penser, sont les actes de mariages et de décès où l'on retrouve avec le plus de sécurité des informations sur les parents alors que les actes de naissances peuvent concerner un homonyme en nom et prénom surtout pour un Jean, un Charles ou une Marie. A noter que mus par un élan républicain tout neuf les édiles de l'époque ont rendu obligatoire du 22 septembre 1793 au 22 Décembre 1805 l'usage du Calendrier Républicain (années II à XIV ) des tableau de concordance avec le Calendrier Grégorien existent. Il faut savoir que les actes et tables de cette époque sont datés de cette façon même si par la suite la référence à une naissance de cette période sur un acte de mariage postérieur à 1805 est inscrite avec la date transcrite en date classique. Il faut également savoir que pour la période couvrant les années républicaines II à VI peu de tables décennales existent et même des registres d'actes n'ont pas été tenus ou sont disparus. Ceci n'aide pas le chercheur.

Petite mise en garde : ne soyons pas trop confiants en ce qui concerne les âges notés sur les actes de mariages ou de décès. Très souvent des différences de 5 ans ou plus sont constatées car, une fois encore, beaucoup de personnes de classe économique faible ne connaissaient pas leur date de naissance et encore plus celle de leur conjoint ou de leurs parents. Quelqu'un de "vieux" dans l'esprit des gens était souvent crédité d'années supplémentaires gratuites.

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Pour la période antérieure à l'année 1793, les différentes Eglises (catholique, protestante, israélite) avaient en charge ce que nous appelons aujourd'hui lEtat Civil. En réalité les Registres Paroissiaux. Ceci depuis l'ordonnance de François 1° en 1539. Il faut cependant savoir que ce n'est qu'en avril 1736 (application en 1737) que fut fixé de façon claire le contenu des actes. De ce fait on a nombre de communes où aucun registre antérieur n'a été tenu ou est disponible. Dans ces cas il est difficile d'aller plus loin en partant de cette source. La rédaction a souvent été réalisée par des clercs ayant une écriture "de l'époque" et pas toujours très lisible. Certaines paroisses ont rédigé les actes en latin... simplifié... et comme dit ci-dessus l'orthographe des noms était fonction de l'ouïe du clerc ou de la diction des paroissiens.

En France, sauf exceptions, il n'existe pas de tables récapitulatives pour la période des Registres Paroissiaux. En Belgique par contre à la fin du 19° siècle cette rédaction a été ordonnée et réalisée et, bien que parfois des erreurs y figurent, ceci est une aide considérable pour le chercheur d'aujourd'hui. Les Registres paroissiaux sont très rarement consultables dans les communes mais aux Archives Départementales et uniquement sous forme de microfilms pour éviter leur détérioration. Cependant des chercheurs bénévoles pour la plupart ont réalisé le dépouillement des actes d'un certain nombre de paroisses et les diffusent par l'entremise des Associations Généalogiques locales ou régionales. Ceci remplace avantageusement les tables inexistantes mais il est toujours préférable par la suite de conforter ce qui y a été vu par la consultation des actes eux mêmes. Très souvent les Associations Généalogiques ont publié les dépouillements de communes dans lesquelles leurs adhérents sont majoritairement chercheurs. Leurs bulletins périodiques reprennent le détail des actes disponibles qui peuvent soit être acquis ou consultés en leur siège par leurs membres.

Il est généralement intéressant de ne pas se contenter des actes se rapportant à notre ancêtre identifié. Les actes concernant ses frères et soeurs, par exemple, peuvent apporter des informations qui par négligence ou ignorance n'ont pas été portées sur les actes de notre aïeul comme âge et lieu de naissance des parents, relation familiale des parrain et marraine etc. De plus cette consultation permet de mieux situer les dates de mariages quand on a réussi à remonter à l'aîné des enfants légitimes. Les informations sur les actes de mariages permettent parfois de situer la date maximale du décès des parents. Ne nous faisons quand même pas trop d'illusions... les actes sont quelquefois réduits à un minimum qui même nous laisse dans le doute sur l'individu concerné. Ceci dans les décès essentiellement.

Pour compléter et poursuivre les recherches dans les 18° et 17° siècles il est intéressant de faire appel aux "Tabellions" recueils d'actes notariaux pouvant être des contrats de mariages, des baux de terres ou maison, des résolutions de conflits, des testaments etc... La loi a imposé aux notaires actuels détenteurs d'archives anciennes de leurs prédecesseurs de les déposer aux Archives Départementales. Hélas cela n'a pas encore été complètement suivi d'effet et les Conservateurs Régionaux "négocient" auprès des récalcitrants... Toutefois nombre d'actes sont d'ores et déjà consultables et apportent des informations fort appréciables soit par des indications de dates de décès, de quartiers généalogiques des bénéficiaires de biens après décès, de témoins "assistant" aux contrats de mariages et autres. De même ces actes nous donnent des possibilités de mieux saisir leurs professions, niveau social, alliances, habitation et enfants survivants avec leurs conjoints recevant une part d'héritage. Les inventaires après décès donnent une idée précise des biens possédés souvent dans un détail qui permet de conforter l'existence d'un mariage antérieur, par exemple des couverts en argent gravés au nom de la famille par alliance 2 générations plus tôt.

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Il a été dit plus haut que des fiches individuelles manuelles ou informatiques étaient quasi indispensables pour maîtriser l'ensemble des faits concernant une personne. Elles ne sont pas destinées à une présentation mais sont à considérer comme outil de travail majeur. C'est la raison pour laquelle elles peuvent être rédigées sans y apporter une recherche de beauté. Par contre elles doivent être complètes et construites de façon à ce que vous puissiez en retirer le maximum d'éléments. N'utilisez pas trop d'abréviations dont vous ne retrouverez pas la signification par la suite. Soyez clairs et précis surtout sur les relations familiales qui peuvent y figurer. En priorité les parents, enfants et conjoints doivent y apparaître sans équivoque.

De même si la profession a varié dans le temps il peut être important de noter les années où chacune a été exercée. Ceci est particulièrement utile pour les personnes laboureurs, fermiers ou censiers pour lesquelles le lieu d'exploitation figure souvent et permet de situer une naissance, un mariage ou un décès. Un exemple de fiche suit. Il est évident que toute forme est valable si elle vous renvoie ce que vous en attendez.

746 PRONNIER Antoine Francois

né à ARMENTIERES (F) le 26.12.1660
décédé à TOURNAI NOTRE DAME (B) le 1404.1711
fils de
PRONNIER Joachim (07.01.1636-p1694)
et de
LEFEBVRE Marie Francoise (v1624-07.03.1694)

Profession : Praticien en 1694

CONJOINTS :
1 NICOLAS Brigitte x illégitime
née à ARMENTIERES ? le a1665

2 BOUCHERIE Marie Marguerite x 27.06.1694 LILLE ST ETIENNE 59000 (F)
née à WAZEMMES 59 (F) le 17.11.1665
décédée à TOURNAI NOTRE DAME (B) le 25.07.1706
fille de BOUCHERIE Jacques et de BUISSINE Marie Anne

3 VANNEAU Élisabeth x 20.01. 1710 TOURNAI NOTRE DAME (B) née à TOURNAI ? le a1690

ENFANTS:
01 1 - PRONNIER Catherine Francoise (1682- )
02 2 - PRONNIER Jacques Francois (1696- 1696)
03 2 - PRONNIER Marie Anne (1697- )
mariée (1) avec PARMENTIER Renaut le 21.11.17 18 à TOURNA] NOTRE DAME (B)
04 2 - PRONNIER Marie Catherine (v1698-1698 )
05 2 - PRONNIER Jeanne Isabelle Francoise (1698- 1755)
mariée (1) avec LECOCQ Francois le 22 04.1720 à TOURNAI NOTRE DAME (B)
06 2 - PRONNIER Francois (1700- 1700 )
07 2 - PRONNIER Marie Ernestine Austreberthe (1701- 1756 )
mariée (1) avec FEBVRIER Adrien Joseph le 24.05.1721 à LILLE ST ETIENNE 59000 (F)
08 0 - PRONNIER Marie Francoise Therese (1703- 1703 )

REMARQUE:

NOTE :
Habite Lille depuis +/- 1691
Achat de Bourgeoisie de Lille (15 Livres) le 4.6.1694
Praticien habitant Lille depuis 3 ans - non marié
1.6.1709 rend compte exécution testamentaire de M° Daniel Verpoort

N'hésitez pas à y faire figurer des mentions douteuses, à condition de signaler ce doute, de même que des informations d'autres personnes non reliées aujourd'hui à la personne en question mais pour lesquelles vous soupçonnez une possibilité de l'être.

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...D'autres sources de renseignements ?

Avant tout cachez que la grande majorité des généalogistes amateurs sont disponibles pour vous aider et vous fournir des informations dont ils disposeraient. Ils sont heureux de le faire et de rendre service. La seule récompense qu'ils souhaitent est de rencontrer d'autres personnes avant le même comportement à leur égard.

N'hésitez pas à les contacter que ce soit dans les Associations ou Cercles ou sur Internet. De plus en plus cet outil permet d'échanger rapidement et quelle que soit la distance des fichiers, des références qui vous permettront d'avancer. Bien entendu il est toujours préférable quand cela est possible de voir les actes et de refaire la démarche de liaison par vous même. Essentiellement des généalogies de "grandes" familles rédigées par des gens de bonne volonté mais parfois entrainés sur de fausses pistes (qui ne le sera jamais ?) sont remises en cause par de nouvelles découvertes. C'est la raison pour laquelle il est impératif de noter pour chaque renseignement glané la source de celui-ci afin de pouvoir éventuellement la confronter à de nouvelles découvertes. A titre d'exemple local, la Généalogie de la Famille DAEL – LEPERCQ réalisée au début du 20ème siècle par Monsieur Jean Dalle a reçu dans les 10 dernières années un certain nombre de précisions et rectifications suite à la mise à jour par des chercheurs locaux de documents inconnus il y a un siècle.

Par contre des documents sont malheureusement disparus au cours des 2 guerres mondiales. Dans ce cas, nous sommes très heureux de nous référer à des travaux antérieurs avec l'espoir qu'ils soient parfaits mais en ayant toujours soin d'indiquer nos sources sur nos fiches et lors de l'éventuelle transmission à d'autres personnes. Nouvel exemple, la semaine dernière un chercheur affirmait certaines liaisons familiales. Vérification faite cette information venait de mon propre fichier et même si je me pense sérieux je n'ai hélas pas trouvé là confirmation de ma démarche par une autre source.

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Pour conclure et conscient que même pour des débutants le contenu de ce petit Vademecum n'est pas complet, mais au moins honnête, je me permets de rappeler que la Généalogie se doit d'être exacte et qu'il faut banir toute information douteuse ou au moins la tenir pour telle. Que malgré toutes les précautions, un jour ou l'autre, une erreur devient évidente. J'ai supprimé cette semaine 10 personnes que j'avais inscrites sur la base de la Généalogie Dalle de 1900. Je n'en étais pas heureux mais il fallait le faire.

Alors les mots que je souhaite voir utilisés le plus souvent :

PRUDENCE...
                  PATIENCE...
                                     MODESTIE...
                                                        ET PERSEVERANCE !

 


Date de création : 15/03/2014 16:33
Dernière modification : 15/03/2014 16:33
Catégorie : - Articles